L’objectif ultime du projet CajùLab est de mettre à l’échelle non seulement la production climato-intelligente de noix de cajou, mais également les technologies développées au cours du projet. Pour parvenir à déployer à plus grande échelle les technologies de télédétection pour le secteur de l’anacarde, deux éléments sont essentiels : premièrement, l’identification de workflows évolutifs pour le traitement des données et l’interaction avec les utilisateurs et utilisatrices, et deuxièmement, le partage des connaissances en matière de configuration et de déploiement d’une technologie en vue de la mise à l’échelle géographique.    

Des workflows efficaces s’avèrent fondamentaux pour faire passer une solution d’un environnement de laboratoire à un niveau économiquement réalisable de déploiement à grande échelle. Dans le cas de la filière anacarde et de la télédétection, il s’agit de faire en sorte que l’analyse de l’imagerie par drone fonctionne efficacement non seulement pour une plantation, mais pour des milliers de plantations.  

Aussi, CajùLab a travaillé dur pour tester et développer un workflow standardisé pour l’analyse par drone des plantations d’anacardiers, capable de produire rapidement des résultats de haute qualité. Suite à des tests effectués sur plus de 1.300 plantations, il s’est avéré que le workflow développé par CajùLab en collaboration avec Alteia permettait de réaliser une analyse complète d’une seule plantation en moins d’une heure et demie, et ce, du téléchargement des images du drone à la production des résultats. Ces résultats normalisés comprennent 25 indicateurs différents, allant de la densité des arbres à leur santé. De plus, il est possible d’analyser jusqu’à 15 plantations simultanément, ce qui augmente considérablement l’évolutivité de la solution. 

Une fois ce workflow établi, il fallait encore partager la manière de le mettre en œuvre. Pour que le projet soit une réussite, il est important que, même si les parties prenantes locales au Bénin sont les acteurs principaux en termes de maintenance future des solutions développées par CajùLab, celles-ci ne se limitent pas au Bénin, mais soient reproductibles dans d’autres pays producteurs d’anacardes à travers le monde.  

Aussi, CajùLab a collaboré au Bénin avec des décideur·euses au niveau gouvernemental, comme le ministère de l’Agriculture, ainsi qu’avec des universités, dont celle de Parakou, par exemple, pour leur permettre d’adopter et de faire évoluer les technologies développées. 

 

Image retirée.

Image retirée.

CajùLab a impliqué des décideur·euses au sein du gouvernement, du secteur privé et du monde universitaire pour assurer la durabilité de ses technologies et de ses recommandations au Bénin.  ©TechnoServe

 

Au-delà des frontières du Bénin, CajùLab a entrepris une mission au Mozambique afin d’évaluer les possibilités de reproduction de ses solutions dans une autre grande région africaine productrice de noix de cajou. De fait, les modèles climatiques évoluant rapidement, y compris pour les exploitations mozambicaines d’anacardes, la reproduction des solutions de télédétection de CajùLab au Mozambique ne pourrait être plus pertinente. Suivez-nous pour en savoir plus !

 

Image retirée.

Au Mozambique, les défis sont similaires à ceux auxquels sont confronté·es les producteurs et productrices d’anacardes au Bénin : les modèles climatiques changent et le déficit pluviométrique a un impact négatif sur les rendements agricoles.  ©TechnoServe

 

Image retirée.

Image retirée.

Image retirée.

Avec l’appui de TechnoServe et du Mozambique Nut Institute, les coopératives de noix de cajou sont déterminées à augmenter leur production et comptent bien voir CajùLab débarquer bientôt dans leur pays. ©TechnoServe